Quatre pirates sur un bateau

Et puis nous sommes quatre. Nous avons perdu quelques électrons libres en chemin, maintenant ne reste que le noyau dur. Rosie, Beni, Serge et Cri. Touristes le jour, pirates la nuit.

Et tout s’enchaîne, les jours, les villes, les hôtels, les bus, les paysages. On trace. On avance, toujours vers la prochaine expérience, à la découverte de ce pays fascinant, si loin de nos repères, tous rythmés par les 28 jours qui s’effritent et qui fondent tout doucement sous le soleil de Birmanie.

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Mandalay: the never ending day

4h00 AM

Nous marchons dans la nuit, en route vers notre hôtel.

Les bus de Birmanie ont la mauvaise habitude d’avoir des horaires de poules pas de tête. Prenez le bus Lac Inle – Mandalay par exemple, départ à 7h00 PM, neuf heures de trajet, arrivée prévue à 4h00 AM. Super. On se fait donc éjecter dans la nuit, dans une nouvelle ville, une autre inconnue qu’on devra découvrir et apprivoiser en quelques heures. Dans chaque ville c’est un coup de dés, on ne sait jamais vraiment où l’on va se faire éjecter. Des fois c’est tout près, des fois c’est dans le pitt, des fois il y a une petite pancarte au nom de Mr. May (le pseudo asiatique de Serge Maynard), ça c’est le grand luxe. Des fois ça pue, des fois il y a des millions de rapaces humains qui volent autour de nous pour piller les restes de notre trajet, on s’est même fait éjecter, une fois, sous un tronçon d’autoroute au milieu des poubelles et des cochons. Cette fois, il fait noir et il fait froid, et nous marchons dans la nuit, tous nos kilos sur notre dos.

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Sexy Khajuraho

En 1838, un explorateur britannique du nom de Burt est débarqué à Khajuraho, y découvrant plus de vingt-cinq magnifiques temples indo-aryens datant des années mille. La tronche qu’il a du faire en les observant de plus près! Des milliers de personnages sont sculptés à même leurs façades, évoquant la vie de l’époque, des scènes religieuses, des détails de la vie courante, une fille qui se regarde dans un miroir, une autre qui s’enlève une épine du pied.. et puis des orgies. Et pas juste des petites orgies gentilles, là, du lourd! Un dude qui prend un cheval par derrière, du sexe en équilibre, des scènes à deux, quatre, huit personnes, entre filles, entre gars, par devant, par en dessous, à l’envers et par soi-même. Plein de pénis partout.

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La panique et la paix.

Panique. Du monde partout. On a faim – moi ça va encore, mais Serge. Quand Serge a faim, c’est instantané : l’écran se divise en trois, on est catapultés dans un épisode de Twenty Four. Pas le temps de niaiser. Il fait fucking chaud, et ça fait au moins une demi-heure qu’on essaie de se frayer un chemin vers – rendons-nous à l’évidence – nulle part, à travers la masse chaotique et cacophonique de monde, de vélos, de motos, des étals de fruits, d’épices et de riz, un chien couché par terre au milieu de tout ça, des mendiants, l’odeur de tuyau d’échappement, de swing de curry, un vendeur de barbapapa, de la poussière sur tes dents quand tu laisses ta bouche ouverte trop longtemps, un Indien qui pisse, des enfants qui te fixent, une vache folle qui s’est pris la tête dans une poubelle et qui fait le taureau mécanique.

Il faut venir ici pour voir le vrai sens du mot bordel.

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Delhi – jour 01.

Debouts à 2h30 AM. Plus capables de fermer l’œil. Jusqu’à 15h environs, je suis «fonctionnelle», avant de littéralement dormir debout, physiquement fermer les yeux dans la rue, dans l’auto, dans le tuk-tuk (genre de taxis ouverts qui ont l’air d’autos-tamponneuses), dans un temple, bref je cogne des clous solide partout avant de me recoucher.

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