Roadtrip à Lombok

Dernière semaine de voyage!

Je me rappelle notre trek à Sapa, on en était à deux mois à peine au compteur, un jeune couple de Québécois a croisé notre route. Cinq jours qu’ils leur restaient. Cinq jours! Je me souviens avoir éprouvé une certaine pitié. De la compassion à l’idée qu’ils retournent au Québec d’hiver, sombre et glacial. Nous, on était au printemps de notre voyage, il nous restait tellement à vivre et à découvrir. Cette notion de derniers moments était cruelle.

Ouais, ben on y est. Il nous reste cinq jours à notre tour.

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Au revoir, Myanmar

La marée monte sur les restes de nos vingt-huit jours ici.

On est revenus sur les rives de la mer d’Andaman. Trois mois plus tard on se retrouve dans la même eau. On a posé l’ancre, et si jusqu’ici le gouvernement nous a imposé un rythme, ici c’est la nature qui impose le sien. On bouge plus, on se lève avec la lumière, on se couvre quand la nuit tombe et on mange quand on a faim.

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Quatre pirates sur un bateau

Et puis nous sommes quatre. Nous avons perdu quelques électrons libres en chemin, maintenant ne reste que le noyau dur. Rosie, Beni, Serge et Cri. Touristes le jour, pirates la nuit.

Et tout s’enchaîne, les jours, les villes, les hôtels, les bus, les paysages. On trace. On avance, toujours vers la prochaine expérience, à la découverte de ce pays fascinant, si loin de nos repères, tous rythmés par les 28 jours qui s’effritent et qui fondent tout doucement sous le soleil de Birmanie.

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Mandalay: the never ending day

4h00 AM

Nous marchons dans la nuit, en route vers notre hôtel.

Les bus de Birmanie ont la mauvaise habitude d’avoir des horaires de poules pas de tête. Prenez le bus Lac Inle – Mandalay par exemple, départ à 7h00 PM, neuf heures de trajet, arrivée prévue à 4h00 AM. Super. On se fait donc éjecter dans la nuit, dans une nouvelle ville, une autre inconnue qu’on devra découvrir et apprivoiser en quelques heures. Dans chaque ville c’est un coup de dés, on ne sait jamais vraiment où l’on va se faire éjecter. Des fois c’est tout près, des fois c’est dans le pitt, des fois il y a une petite pancarte au nom de Mr. May (le pseudo asiatique de Serge Maynard), ça c’est le grand luxe. Des fois ça pue, des fois il y a des millions de rapaces humains qui volent autour de nous pour piller les restes de notre trajet, on s’est même fait éjecter, une fois, sous un tronçon d’autoroute au milieu des poubelles et des cochons. Cette fois, il fait noir et il fait froid, et nous marchons dans la nuit, tous nos kilos sur notre dos.

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