La panique et la paix.

Panique. Du monde partout. On a faim – moi ça va encore, mais Serge. Quand Serge a faim, c’est instantané : l’écran se divise en trois, on est catapultés dans un épisode de Twenty Four. Pas le temps de niaiser. Il fait fucking chaud, et ça fait au moins une demi-heure qu’on essaie de se frayer un chemin vers – rendons-nous à l’évidence – nulle part, à travers la masse chaotique et cacophonique de monde, de vélos, de motos, des étals de fruits, d’épices et de riz, un chien couché par terre au milieu de tout ça, des mendiants, l’odeur de tuyau d’échappement, de swing de curry, un vendeur de barbapapa, de la poussière sur tes dents quand tu laisses ta bouche ouverte trop longtemps, un Indien qui pisse, des enfants qui te fixent, une vache folle qui s’est pris la tête dans une poubelle et qui fait le taureau mécanique.

Il faut venir ici pour voir le vrai sens du mot bordel.

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Delhi – jour 01.

Debouts à 2h30 AM. Plus capables de fermer l’œil. Jusqu’à 15h environs, je suis «fonctionnelle», avant de littéralement dormir debout, physiquement fermer les yeux dans la rue, dans l’auto, dans le tuk-tuk (genre de taxis ouverts qui ont l’air d’autos-tamponneuses), dans un temple, bref je cogne des clous solide partout avant de me recoucher.

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