Belle Bali

What the Kuta Beach!?!

Il y a une association naturelle entre «What the Fuck» et «Kuta Beach». Surtout quand tu débarques dans ce repaire de douchebags dégénérés à 1h00 AM, un samedi soir, alors que tous les gars sont soûls  et toutes les filles à moitié nues. Deux coins de rues, et on vient de perdre dix ans. On n’a plus l’âge de ce genre de comportement!

Et le pire, ce n’est pas de voir toutes ces fesses de jouvencelles – la mode, apparemment, est aux shorts-bobettes – non, le pire c’est le décalage entre ce qui nous accueille et toutes les attentes que j’avais pour l’Indonésie.

Ça fait des années que j’en entends parler. La belle Bali, la magnifique, la culturelle, snobe presque. Sélecte. Je m’attendais à des terrasses vertes, bercées au son des mobiles de bambous, tou-rou-dou, tou-rou-dou… Une odeur d’eucalyptus, le calme, un repaire du zen.

Tenez-vous-le pour dit:

DANGER!

Kuta Beach est une poche de douches!

DANGER!

C’est comme si ce recoin de l’île de Bali avait tourné. Une mayonnaise gone bad, parce que l’industrie touristique a voulu étirer la sauce, en rajoutant juste un peu trop de gras. Nous avons fui cette zone sinistrée aussi vite que si on avait graissé nos crazy carpets à l’huile à moteur.

Zooooommm. 

Heureusement, Bali n’est pas seulement Kuta.

Ubud

Ubud a instantanément compensé pour le mal affligé par les douches en liberté. Ici, on a découvert un monde peuplé de créatures de toutes sortes, des animaux, des dieux, des hommes. Des centaines de gargouilles veillent sur l’île, dispersées dans les hôtels, dans les jardins, partout, l’on croise le chemin de ces âmes de pierre.

Le lichen a pris possession de leur corps, et les teintes de vert sont innombrables. La nature est envahissante, intoxicante. Le pantonier est un kaléidoscope, vert feuille, vert foret, vert bambou, vert mousse… Mais aussi, ici, vert rizières, vert printemps, vert fluo, vert jungle qui domine sur toutes les autres couleurs. La verdure est exacerbée, comme si on portait des lunettes teintées.

Notre chambre donne sur la densité naturelle, et l’on s’endort au son d’une chute d’eau qui a pris le dessus sur tous les chants des sauterelles, des grenouilles et des libellules. On dirait ces cassettes que l’occident nous vend, au son d’ailleurs: «Jungle de Bali», genre. L’insomniaque qui partage mon lit a trouvé son bout du monde.

On dort comme des bébés.

Pedang Bai

Le dernier soir, on a dormi dans un petit village au bord de l’eau, gentil, sans histoires.

J’ai quitté Bali en me disant que j’en avais pas fini.

Je reviendrai te retrouver, belle Bali!

***

Bali, la vie en vert.

***

Danse traditionnelle Barong

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