Mandalay: the never ending day

4h00 AM

Nous marchons dans la nuit, en route vers notre hôtel.

Les bus de Birmanie ont la mauvaise habitude d’avoir des horaires de poules pas de tête. Prenez le bus Lac Inle – Mandalay par exemple, départ à 7h00 PM, neuf heures de trajet, arrivée prévue à 4h00 AM. Super. On se fait donc éjecter dans la nuit, dans une nouvelle ville, une autre inconnue qu’on devra découvrir et apprivoiser en quelques heures. Dans chaque ville c’est un coup de dés, on ne sait jamais vraiment où l’on va se faire éjecter. Des fois c’est tout près, des fois c’est dans le pitt, des fois il y a une petite pancarte au nom de Mr. May (le pseudo asiatique de Serge Maynard), ça c’est le grand luxe. Des fois ça pue, des fois il y a des millions de rapaces humains qui volent autour de nous pour piller les restes de notre trajet, on s’est même fait éjecter, une fois, sous un tronçon d’autoroute au milieu des poubelles et des cochons. Cette fois, il fait noir et il fait froid, et nous marchons dans la nuit, tous nos kilos sur notre dos.

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Échoués au lac Inle

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En arrivant en Birmanie, j’ai eu peur. J’ai revu l’Inde et ses influences puisqu’elle est toute proche, l’eau non potable, les routes de terre, les toilettes turques, un retour au voyage inconfortable, enrichissant mais inconfortable. Après un court séjour à Yangon, la plus grande ville du pays (en fait c’est pas mal la capitale, mais le gouvernement a décidé unilatéralement de la déposséder de son titre en 2005 pour fonder une nouvelle capitale 300 KM plus loin, en plein désert) nous avons rapidement mis le cap sur la nature. On s’est dit tant qu’à être inconfortables, on va passer en mode «camping».

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Birmanie, nous voici.

J’entretiens un plaisir tout à fait égoïste à visiter des endroits comme la Birmanie. Des endroits encore épargnés par le bulldozer touristique, reculés, excentrés, isolés, où peu de pupilles ont pu s’imprégner des paysages, et d’âmes, des expériences autochtones. On dirait que le sentiment d’exclusivité rehausse le voyage, et même si le Lonely Planet est déjà passé avant nous, une vague sensation de se la jouer «Indiana Jones à la découverte de civilisations inconnues» nous a envahis en planifiant nos 28 jours ici.

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Bangkok 2 : the return of the crap attack.

The return. C’était évident, ça allait être pire, du genre « Plusse de gras! Plusse de sang! Plusse de bang bangs!« , sinon ça ne vaut pas le coup de faire une suite. Et comme de fait, le Crap Attack 2 a été bien plus gore que ma nuit dans un train indien. Oh well, faut croire que ça fait partie du pays. Mon conseil? Ne jamais aller là-bas sans s’attendre au pire, et surtout, surtout, avec une bonne dose de Bio-K.

Après deux mois de tempêtes gastriques, j’ai atterri dans le cubicule du Dr. Nick Walters, au Mission Hospital de Bangkok.

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La ressemblance est troublante…

Voici Ho Chi Minh. Affectueusement rebaptisé Uncle Ho’ par le peuple vietnamien, on a donné son nom à la ville de Saigon après la victoire des communistes du nord.

Et puis il y a notre bon vieux Colonel, dont raffolent les gens d’ici, qui veille sur la ville en lui adressant son plus beau sourire de capitaliste, partout ou il vend ses pilons frits.

Aujourd’hui, les deux bonhommes cohabitent le plus cordialement du monde.

Décompte à Saigon

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Arrivée à Saigon vers 14h, le 31 décembre. Il ne reste que quelques heures pour choisir où on va pour la soirée, dans une ville où on ne connait ni resto, ni bar, ni personne. L’aimant touristique nous attire à Pham Ngu Lao, le repaire des backpackers, une rue cousine de la célébrissime Khao San Road de Bangkok. Terrasses en bord de rues, stands de banh mis (les fameux sandwichs vietnamiens servis sur pain baguette), de banh xeo (un coup de foudre, des crêpes croustillantes faites à base de farine de riz et d’eau de coco, farcies de crevettes, de pousses de soja, de porc, et roulées dans des herbes et des feuilles), de fruits, de jus, de bières, de t-shirts, de massages, de coiffure, de cirage de souliers, de gonflage de pneus, de journaux, de livres et de lunettes. Tout ça en version ambulante. Tu te poses tranquillement, et le choix vient à toi comme un perpétuel menu déroulant.

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