Dalaï-lama à Dharamsala

Ça fait plus de 50 ans que le dalaï-lama a posé ses pénates dans la ville de Dharamsala, ce qui fait qu’aujourd’hui quand on s’y promène, on y voit probablement plus de tibétains que d’indigènes.

Nous sommes arrivés à Dharamsala à 4h20 AM avec une bonne et une mauvaise nouvelle.

La mauvaise : le taxi nous dépose devant l’hôtel vers cinq heures moins quart, nous et deux ados bien boutonneux qu’on a rencontrés durant la ride jusque-là. Comme on devait s’y attendre – on est en Inde après tout, même si le dude de l’hôtel nous a assuré qu’il n’y avait «No prrroblem!» à débarquer à l’heure des poules pas de têtes, de le réveiller en arrivant et tout et tout – c’est le calme plat. Pas un chat. Même pas une vache, c’est dire. Il fait noir, il fait froid, le soleil se lève dans des milliers de minutes et ça commence à sentir le mauvais plan tout ça. Oh non, attends, les ados sont sur une piste, ils flairent le génie (traduction libre : je sens que ça va chier)… Ben oui! Il y a des portes débarrées! C’est pas notre hôtel mais ça c’est un détail, en plus ils ont l’air tout fiers de nous avoir trouvé une chambre juste pour nous.. Hon, c’est touchant, vraiment, allons squatter illégalement un lit anonyme le temps que notre tenancier d’hôtel se rappelle qu’il a une job. Et oui, on est allés (pour ceux qui en doutaient!).

La bonne : non seulement le plan foireux a complètement fonctionné (bravo les ados), au petit matin on s’est dirigés resplendissants vers le registrariat tibétain et YES!!! On a des places, nous aurons l’honneur de voir le dalaï-lama en personne donner un enseignement bouddhiste – une chance qui n’arrive aux touristes lambda que quelques fois par année tout au plus. C’est comme si on arrivait à Rome et qu’on apprenait le lendemain qu’on allait rencontrer le pape! Sans compter que le dalaï-lama est infiniment plus cool que l’autre dégénéré rétrograde…

Cet enseignement a été une autre incursion magnifique aux confins de la spiritualité. C’est quand même fou, en quelques semaines à peine, nous avons communié avec des sikhs, médité avec des yogis, marié des amoureux chez les hindous, et maintenant c’est Bouddha qui nous ouvre ses portes… Et puis il y a les costumes, les moines rouges, oranges, jaunes, blancs ou noirs, les babas, les swamis, les turbans, les rubans, le troisième oeil et tout un alphabet de signes dessinés au milieu du front. Il y a des milliers de croyances, de religions, de superstitions, toutes bien vivantes, dans une immense cohésion à la fois chaotique et étonnamment homogène.

Au moins, au fil des jours et des expériences, j’en viens à comprendre que personne ne connaît vraiment les allégeances du bonhomme à côté dans l’autobus.

C’est comme le garam masala, chacun a sa  propre recette.

Les moines bouddhistes (rouges foncé ceux-là ) de Dharamsala.

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5 commentaires sur “Dalaï-lama à Dharamsala

  1. François dit :

    Wow! C nice. Avez-vous touché au Dalailama? o_0

  2. Roxanne dit :

    Vous êtes trop cool! Grâce à vous je vis l’Inde par procuration! Pffff… Lyon vous semblera bien fadasse après tout ça. Allez, gros bisous à vous deux et au Dalaï Lama et au coiffeur craqueur de cou et aux ados boutonneux et et et :)

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